Rosa gallica : culture et plantation

Pour accentuer le charme et la décoration de notre jardin, on ne manque point d’imagination et de créativité. Entre un beau hamac, un joli salon d’extérieur, quelques lanternes et de belles plantes, les possibilités sont nombreuses. Dans cette rubrique, concentrons-nous plus particulièrement sur une belle plante, qui au premier regard captive et ensorcelle : Rosa gallica.

Impossible de ne pas y porter son attention, pour apprécier sa splendeur incomparable. Connu aussi sous le nom de rosier de France, cet arbuste vient indubitablement apporter la petite touche qui manque à votre jardin. Culture, plantation et entretien, plus de détails sur cette plante vivace.

Le rosier de France, pour le plaisir des yeux et de votre extérieur

Quelques couleurs de plus dans le jardin ne feront certainement pas de mal. Et l’espèce Rosa gallica est toute désignée pour cela. Cet arbuste est une variété de rosier botanique, appartenant à la grande famille des Rosacées.

Il tire son origine de l’Europe méridionale, d’Europe centrale et aussi d’Asie occidentale. La plante est protégée sur tout le territoire français, sans doute, parce qu’il s’agit d’une espèce menacée. Devenue rare à l’état sauvage, elle est, néanmoins, facile à cultiver. Ceci contribue bien entendu à maintenir sa préservation.

Rosa gallica est un rosier arbustif qui ne dépasse que très rarement les 80 cm de haut. Les tiges sont curieusement recouvertes d’épines très irrégulières, souvent entremêlées de poils glanduleux. Elles s’allongent et ont tendance à s’étaler, et ce, tout en déployant un beau feuillage.

De coloris verts clairs, ses feuilles sont reparties en cinq et sept folioles dentées et poilues sur le revers. Ses fleurs, par contre, se distinguent par ses énormes corolles simples, délicatement parfumées. De rose pâle au rose foncé, avec des anthères jaunes, les fleurs de cet arbuste savent se mettre en valeur et ne manqueront point d’apporter un certain cachet à votre jardin.

Procéder à la plantation de la plante

Plus que jamais êtes décidés à intégrer ce rosier dans votre extérieur, sauf que vous ne savez pas trop comment vous y prendre. Pas de panique, on vous oriente. Pour une plantation en terre, elle se fait, idéalement en mars, hors gel et surtout en racine nue. Un bon bassinage (mettre de la boue sur les racines) est de mise.

On vous conseille chaudement de choisir un sol qui ne soit pas trop calcaire, humifère, fertile, frais et surtout bien drainé. Misez aussi sur un emplacement qui soit bien ensoleillé. Plantez, ensuite, votre arbuste sans enterrer le collet, la petite ligne qui sépare les branches et les racines. Pensez à bien tasser autour des racines et arrosez à la plantation.

Si vous avez une préférence particulière pour le rosier de France en pot, on vous recommande de choisir un bac de 5 à 30 litres. Placez-y une couche de graviers au fond, que vous recouvrirez d’un mélange de terre et de compost. Ajoutez-y aussi de terreau enrichi jusqu’au tiers.

Placez ensuite la motte de votre arbuste à sa hauteur définitive. Ensuite, finissez de remplir votre conteneur. Tout comme pour la plantation en terre, on vous conseille de ne pas enterrer le collet. Puis, tassez bien autour des racines et arrosez généreusement votre plantation. Pensez à faire un petit paillage afin d’éviter l’évaporation, chose que les rosiers n’apprécient guère.

Fertilisation de votre arbuste

Pour une plante bien resplendissante, fertilisez-la de manière préventive au mois de novembre. Restez toutefois dans la limite du raisonnable. Sachez que les rosiers ont juste besoin d’un peu d’engrais organique, qui peut être du compost ou du fumier. Une quantité de 100g/m² suffit amplement.

Pour votre Rosa gallica, libre à vous d’essayer les recettes de grand-mères, mais cela ne garantissent pas une efficacité certaine. Note : il est vivement recommandé d’éviter le paillage en bois frais pendant la période d’activité. Ceci va provoquer une faim d’azote temporaire dans le sol et peut avoir des effets néfastes sur votre arbuste.

Arrosage de votre rosier de France

Côté arrosage, il convient de procéder à des arrosages importants et peu fréquents. En ce faisant, vous inciterez le système racinaire à aller chercher l’eau en profondeur. Néanmoins, on vous conseille d’arroser à satiété. En d’autres mots, procédez à un arrosage jusqu’à ce que la cuvette de votre arbuste soit bien remplie. Elle ne se videra que très lentement.

Taillage de votre plante

Bien que non indispensable, la taille de votre rosier de France est essentielle pour son bon entretien. Ceci évitera l’encombrement de votre arbuste. Si vous avez jeté votre dévolu sur des rosiers de collection, alors là ce n’est pas un luxe de suivre un cours de quelques heures avec un spécialiste, qui vous expliquera les gestes et les subtilités de la taille des rosiers les plus sensibles. N’oubliez pas que les rosiers n’ont pas besoin d’être taillés. Toutefois, vous le ferez dans l’objectif de maximiser au mieux leurs floraisons.

On note une certaine différence entre les rosiers remontants qui refleurissent plusieurs fois après le mois de juin, des non-remontants qui ne fleurissent qu’une fois. Pour les remontants, on vous conseille de procéder à leurs tailles en février-mars. Quant aux non-remontants, la taille est préconisée de juillet à septembre, juste après la floraison.

Pour éviter les chicots noirs en dessous des coupes, coupez toujours juste au-dessus d’un bourgeon, sans laisser plusieurs centimètres de bois qui vont certainement pourrir. Il serait préférable d’utiliser un sécateur ou encore un coupe-branche lors de ces tailles. Gardez toujours près de vous la contre-lame en haut, de manière à n’écraser que le rameau qui tombe.

Pour minimiser, voire éviter le transfert et la propagation de maladies, il convient de désinfecter régulièrement la lame. Généralement, la taille d’entretien des rosiers arbustifs, buissonnants et sarmenteux consiste tout d’abord à enlever les gourmands (tiges très vigoureuses qui partent sous le point de greffe), le bois mort et abîmé, et les tiges trop faibles.

Ensuite, pensez à dégager le cœur de votre rosier. Cela permettra à la lumière de bien s’immerger sur la totalité de votre arbuste. Un rosier doit avoir entre 3 et 7 tiges qui partent de la base. Choisissez donc les plus vigoureuses d’entre elles. Surtout, n’hésitez pas à couper une vieille branche, de temps à autre.

Dès lors que vous aurez fait cette sélection, raccourcissez les branches latérales à 3 ou 5 yeux (comptez les bourgeons à partir du pied). Pour les grands rosiers très vigoureux, libre à vous de couper jusqu’à 7 yeux.

Si vous avez des rosiers grimpants remontants, il convient donc de procéder à leurs tailles en février-mars également. Pour les grimpants non-remontants, taillez-les après la fin de leur floraison, en en taillant les rameaux latéraux à deux yeux.

Les rosiers de petite taille, au port buissonnant ou rampant, n’ont point besoin d’être taillés aussi strictement. Raccourcissez les branches latérales qui vous gênent, et éclaircissez le cœur de temps en temps, en coupant bois mort et gourmands.

Floraison de l’arbuste

La floraison de votre rosier se produit en automne et en hiver. Il se composera alors de fleurs simples roses, délicatement parfumées et réunies en petits bouquets. Impossible de rester de marbre face à une telle beauté. Les fruits, quant à eux, sont écarlates et se présentent sous forme ovale ou ronde.

Multiplication de Rosa gallica

Généralement, le rosier de France se multiplie par bouturage ou division en automne. Cette multiplication peut aussi se faire par semis, puisqu’il s’agit d’une espèce botanique.

Les maladies et nuisibles pouvant toucher votre rosier

Plusieurs nuisibles et maladies peuvent mettre la beauté et le charme de votre rosier en péril. Donc, prenez garde. Les attaques les plus communes sont celles des pucerons. Ces derniers sont des grands amateurs de sève. Ils ont une préférence particulière pour les jeunes pousses et les bourgeons des rosiers.

En guise de prévention, il convient d’arroser votre arbuste à trois reprises, espacées de deux semaines, avec une solution de purins d’ortie. Il y a aussi des solutions simples et sûres pour éloigner les pucerons de votre rosier : l’usage des plantes à fleurs anti-pucerons. Vous pouvez, par exemple, utiliser l’œillet d’Inde.

Il s’agit d’un excellent répulsif naturel contre ces nuisibles inopportuns. Avec ses belles couleurs, cette plante vient ajouter plus de couleurs à votre jardin. Il est très simple d’entretien. Un arrosage régulier et une bonne taille et le tour est joué. Vous pouvez planter de la tanaisie dans votre extérieur.

Le souci et la capucine y sont aussi conseillés. Outre les pucerons, ces plantes épargneront aussi votre rosier bien d’autres nuisibles ravageurs, comme les nématodes, par exemple. D’autres végétaux sont également préconisés dans lutte contre ces parasites. Vous n’aurez qu’à choisir ce qui rentre le mieux dans la décoration de votre jardin.

A titre curatif, vous êtes libres de pulvériser les feuillages avec de l’eau savonneuse ou du purin de fougère le soir. Bien entendu, si l’attaque est plus ou moins limitée, essayez la lutte biologique avec des coccinelles. Si vous avez le temps, vous pouvez écraser les pucerons avec les doigts.

  • La rouille

Outre les pucerons, votre arbuste peut aussi être sujet à une maladie, connue sous l’appellation de la rouille. Celle-ci doit son nom vernaculaire aux petites pustules poudreuses orange. Elles sont le plus souvent présentes au revers des feuilles qui se transforment en auréoles couleur rouille sur le dessus.

Notez que la maladie est causée par un champignon qui se propage avec le vent. En guise de prévention. On vous conseille vivement d’éviter de planter des végétaux sensibles à la rouille à côté de vos rosiers.

Pour la prévenir, n’hésitez pas y à pulvériser de la bouillie bordelaise en début de printemps. En traitement, par contre, coupez et brûlez toutes les parties atteintes. Cela limitera les risques de propagation Pulvérisez du purin de prêle sur les parties aériennes restantes pour une meilleure protection.

  • Le marsonia

L’autre maladie dont votre rosier pourrait souffrir, c’est le marsonia. Cette maladie rend les feuilles jaunes, avec des taches arrondies allant du violet au noir. Elle est provoquée par un champignon, portant le nom de marsonia. Il sévit le plus souvent durant les fortes chaleurs. Il est bon de rappeler que ce genre de maladie peut « hiverner » et n’aura aucun mal de réattaquer vos plantes d’une année sur l’autre. Vigilance est donc de mise.

  • La chlorose

Si les feuilles de votre arbuste virent au jaune, il est probablement atteint de la chlorose. Cette dernière s’observe fréquemment sur des rosiers plantés en sols calcaires. La chlorose indique que votre plante a des difficultés à assimiler certains nutriments dans le sol, d’où une carence.

Si une décoloration progressive apparait sur le limbe des plus jeunes feuilles, vert pâle à jaunâtre, alors que les nervures restent verts, c’est le signe qu’elle présente une carence en fer. En revanche, si la chlorose ne touche initialement que les feuillages les plus anciens, la carence est sûrement la résultante de plusieurs facteurs.

  • Faire une analyse minutieuse de son sol pour connaître la cause du problème

Afin de choisir un traitement adapté à la chlorose de votre rosier, pensez d’abord à analyser méthodiquement votre sol. Vous n’avez pas besoin de faire une analyse onéreuse en laboratoire. Vous pouvez très bien utiliser les kits dédiés à cet effet vendus dans les commerces. Fiables, ils vous permettront d’identifier avec précision les carences, dont votre sol souffre. Ainsi, si celui-ci manque de fer, un apport de sulfate de fer est de mise.

Dans certains cas, il se peut que le problème vienne de la structure du sol ou du Ph. Pour y remédier, pensez à amender avec une matière qui lui soit plus adaptée. Si vous avez un sol trop argileux, ajoutez-y du sable de rivière accompagné de matière organique.

Aussi, la chlorose de votre rosier peut être la résultante d’une carence en magnésium. Ceci est très fréquent, donc soyez sur vos gardes. Ce manque occasionne un jaunissement des feuilles autour des nervures. Le tout suivi d’un brunissement précédent la chute des feuilles. Face à un tel cas, pulvérisez une solution de sulfate de magnésie sur les feuilles de votre plante.

Les risques induisant le jaunissement des feuilles de votre rosier ne se limitent pas carences de fer ou encore de magnésium. Un faible taux d’azote peut aussi en être la cause. Cette carence va réduire l’intensité du vert de votre feuillage.

Pour que ce dernier puisse se présenter sous son plus beau jour, pensez à lui faire un apport de sang desséché. Ceci donnera vivacité à votre plante. Pour un effet plus optimal, incorporez-y un engrais complet à la libération adaptée.

  • Méthodes préventives contre la chlorose

Pour prévenir ces différentes carences, certaines précautions sont à prendre en compte, et ce, avant la mise en terre de votre rosier. Lors de l’achat de votre plante, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un pépiniériste de votre région. Il saura vous conseiller sur les porte-greffes appropriés au sol de l’endroit où vous vous trouvez.

Avant de mettre en terre votre plantation, demandez-vous ce que vous voulez y introduire, et ce, sans qu’il n’y ait de complications phytosanitaires dans les mois et années à venir. Gardez à l’esprit que chaque plante a des exigences et aussi des besoins qui lui sont propres. Si certains s’épanouissent sur les sols acides, d’autres, par contre, se plaisent sur une terre plutôt basique ou calcaire.

D’où la nécessité de faire une analyse de votre sol. Cela vous évitera bien des faux pas et des désagréments par la suite. Pour une bonne fertilisation de votre rosier, un apport d’amendement organique chaque année est un indispensable. Cela permettra de conserver l’équilibre de la structure de votre sol et vous dispensera de tout risque de jaunissement des feuilles.

  • L’oïdium du rosier

L’oïdium ou le blanc du rosier est un autre fléau qui peut venir entraver toute la beauté de votre plante. Il s’agit ici d’une maladie cryptogamique, causée par un champignon microscopique, qui se développe sur les feuilles, mais aussi sur les jeunes pousses de la plante. Il les recouvre d’une fine pellicule blanche, qui n’est pas toujours plaisant à voir. Les premiers signes sont peu visibles et passeront sûrement inaperçus.

Ils se manifestent le plus souvent par une légère décoloration sous les feuilles. Dès que le fameux blanc apparaît, preuve évidente que l’attaque est en place. Il vous faudra donc riposter le plus vite possible. A contrario, votre plante risque de ne pas s’en sortir. Notez que c’est souvent au printemps et en automne que les risques d’oïdium sont les plus élevés.

  • Méthode préventive contre l’oïdium

Pour prévenir l’apparition du blanc du rosier, on vous recommande de choisir une bonne terre de jardin et un endroit ensoleillé pour son emplacement. N’oubliez pas que plus le rosier reçoit du soleil, plus il donnera de belles fleurs. Puis, veillez à ne pas planter vos rosiers de manière trop serrés. Prévoyez de l’espace entre eux.

Cela permettra de laisser circuler l’air et ne favorisera point l’humidité, qui est une condition propice au développement de l’oïdium. L’importance de l’espacement, c’est qu’une fois à maturité, les plantes peuvent se toucher légèrement, mais en aucune manière se chevaucher, car cela risque de les étouffer.

Toujours en guise de prévention, pensez à planter avec votre rosier d’autres végétaux. Vous pouvez, par exemple, cultiver à côté de celui-ci des ciboulettes. Sachez que ces dernières limitent considérablement l’apparition de cette maladie. Et par la même, elles ne manqueront pas de faire fuir les pucerons, et ce, grâce aux fortes odeurs qu’elles dégagent.

Quand vous arrosez votre rosier, préférez verser de l’eau sur la base de son pied. Surtout, évitez de mouiller le feuillage surtout si vous l’arrosez le soir.

  • Les traitements contre le blanc du rosier

Si l’oïdium a déjà fait son apparition, la première chose à faire, c’est de couper les parties infestées. Cela évitera l’envahissement de la maladie sur l’ensemble de votre plantation. Puis, pensez à utiliser un fongicide. Il s’agit d’un traitement anti-maladie cryptogamique, qui va permettre d’éliminer le champignon et ainsi sauver votre arbuste.

Sur le marché, vous pouvez trouver des fongicides à base de souffre pour une action par vapeur et par contact. On peut les utiliser en agriculture biologique et le traitement peut se faire à titre préventif. Toutefois, veillez suivre à la lettre les recommandations préconisées.

La lécithine et le bicarbonate de soude sont également reconnus comme substance de base pour leur action fongicide sur les plantes et notamment pour lutter contre l’oïdium des rosiers. Ils s’utilisent, généralement, en pulvérisation foliaire pour une action préventive.

Conclusion

Le rosier de France est une magnifique plante, que chérissent particulièrement les jardiniers. L’avoir dans son jardin, c’est permettre à celui-ci de resplendir avec ses belles fleurs qui ne laissent point indifférentes. Nombreuses sont les nuisibles qui peuvent prendre d’assaut votre arbuste, sans oublier des maladies susceptibles de compromettre tout son charme.

Toutefois, en faisant suffisamment attention, et ce, avant même la plantation de l’arbuste, vous pouvez écarter tous ces fléaux par différents traitements et plantes associatives avec votre Rosa gallica. Bien entendu, un bon arrosage est aussi un indispensable pour le développement et floraison de cette plante vivace. Pour de plus amples informations, n’hésitez surtout pas à demander des conseils auprès d’un professionnel spécialisé dans le domaine.

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