Zoom sur la Tagetes minuta

Contrairement à ce que bien de personnes peuvent penser, jardiner est tout ce qu’il y a de plus simple. C’est à la portée de tous. Les différents conseils prodigués par des connaisseurs dans le domaine vous permettent de bien vous occuper de vos plantes.

Pour celui qui a la main verte, prendre soin de son jardin est un véritable moment de plaisir. Dans tout aménagement extérieur digne de ce nom, on y trouve immanquablement la tagetes minuta. De nombreux jardiniers l’intègrent dans leur jardin pour son attrait inégalé. Scrollez pour en savoir davantage sur cette plante.

Des détails sur les particularités de cette plante

Appartenant à la grande famille des Astéracées, cette plante s’use couramment en huile essentielle pour la parfumerie et comme aromate dans certaines préparations culinaires. Saviez-vous que les feuilles de ce végétal sont séchées et utilisées comme accompagnement de nos soupes et de nos légumes ?

Cette plante est aussi reconnue pour être un excellent antispasmodique, diurétique, purgatif et surtout comme un bon stomachique. Pour l’usage externe, elle traite les infections de la peau ainsi que les hémorroïdes.

Toute une sélection des bienfaits de ce végétal

L’huile essentielle issue de cette plante est connue pour être un excellent expectorant et antispasmodique. De plus, elle a le mérite d’être un puissant antifongique et antiviral. Elle traite avec efficacité de nombreuses pathologies.

Si vous êtes souvent sujet à des maux d’estomac ou de crampes intestinales, gardez toujours cette essence naturelle à portée de main. Avant d’appliquer ou d’inhaler cette huile essentielle, il convient au préalable de consulter son médecin. Ce dernier vous dira si l’usage de cette huile essentielle est adapté ou non.

Mettre fin à l’invasion des nématodes avec la tagetes minuta

La tagetes minuta propose d’innombrables atouts mais est rarement mise en avant. Ce végétal n’est pas seulement utile dans notre cuisine ou encore pour notre santé et bien-être. Elle est aussi un incroyable atout dans votre jardin. En effet, elle combat efficacement les nématodes, qui sont un véritable fléau pour votre jardin.

Ces petits parasites colonisent le sol de votre potager ou encore de votre verger. On ne peut pas les voir sans un outil dédié. La plupart du temps, ce sont les dégâts et les méfaits qu’ils produisent qui nous mettent la puce à l’oreille. Pour prévenir l’arrivée des nématodes, faites régulièrement une inspection de votre jardin.

Notons que tous les nématodes sont de la grande famille des Ecdysozoaires. Doté d’une bouche et d’un anus, ce parasite présente un système digestif complet. Toutefois, il ne dispose pas de système respiratoire et vasculaire. Son corps est recouvert d’une cuticule qui lui permet de respirer de manière passive.

Les nématodes sont très virulents. De ce fait, dès lors que la présence de ces vers est avérée, prenez des mesures le plus tôt possible. Cela vous permettra de limiter la propagation et ainsi sauver les autres plantations. N’attendez surtout pas que l’invasion atteigne une grande proportion pour agir.

Les nématodes ont une certaine appétence pour les sols légers, qui leur permettent de se déplacer en toute aisance. Ils se plaisent aussi dans les zones affichant des températures supérieures à 20°C. On peut trouver différentes variétés de nématodes. Certains sont dits libres et n’ont point besoin d’hôtes pour vivre. A contrario, d’autres ont besoin d’hébergeurs. Ce sont souvent les ravageurs.

Les nématodes ravageurs s’attaquent à de nombreuses plantes mais aussi aux racines de tomates et aux pieds des pommes de terre. Ils provoquent souvent le dessèchement des tiges et également des feuilles. Ces parasites sont néfastes pour l’ensemble du jardin. Difficiles à éradiquer, certaines astuces permettent tout de même de s’en débarrasser. L’une de ces solutions, c’est l’utilisation des plantes nématicides comme la tagetes minuta.

Elle produit une substance chimique, le thiophène qui inhibe la croissance et le développement de ces envahisseurs. Par exemple, vous pouvez la semer autour de vos tomates, qui sont les principales cibles des nématodes ravageurs. Votre jardin ne peut que vous être reconnaissant lorsque vous plantez ce végétal.

D’autre part, il existe des nématodes utiles. Contrairement aux nématodes ravageurs, ceux-ci sont des alliés souterrains, pour le grand bonheur des jardiniers. Ces vers ont un rôle de décomposeurs. Ils ont la capacité de transformer les matières végétales et animales mortes en un terreau noir, connu sous le nom d’humus.

Notons que les nématodes utiles libèrent des éléments minéraux, comme l’azote. Ce dernier est bien entendu un élément vital dans la vie et la croissance d’une plante. Tout comme les mille-pattes et les bactéries, les nématodes vivent à quelques centimètres à peine de la surface.

Comment détecter la présence des nématodes ?

Puisqu’ils sont difficiles à voir à l’œil nu, la première année d’infestation passe la plupart du temps inaperçue. Notez que ces parasites sont le plus souvent visibles par zones. Les plantes touchées peineront à assimiler leurs nourritures.

On pense ainsi au jaunissement des feuilles. Elles se flétrissent et les fruits peinent à arriver à maturité. Leurs qualités laissent souvent à désirer. Remarquons que les symptômes s’apparentent grandement aux signes d’autres maladies. Sous la surface du sol, les signes sont plus marqués.

Vous pouvez, par exemple, faire une analyse de celui-ci pour connaître la vraie cause du problème. Outre les tomates, les nématodes peuvent aussi prendre possession d’autres plantes.

Les nématodes à galle sont l’un des plus courants et infectent les poivrons, les aubergines ainsi que les laitues. Les nématodes à kyste, par contre, attaquent les carottes, les betteraves, les pommes de terre et aussi que les tomates.

Des moyens sûrs pour prévenir l’arrivée de ces envahisseurs

Avant d’envisager un quelconque traitement, on vous conseille d’abord de prévoir des soins à titre préventif. Dans ce cadre, il est vivement recommandé de varier vos cultures sur un même terrain. En d’autres mots, ne replantez pas les légumes de la même famille sur les mêmes emplacements, du moins, pas avant quatre ans ou plus.

Si une plante est déjà infestée, ne cultivez surtout pas de légumes sensibles aux nématodes avant 5 ou 6 années sur le terrain où se trouvaient ceux-ci. Vous les privez ainsi de leurs plantes hôtes et diminuez leur nombre.

Intégrer des plantes nématicides dans son jardin

Vous pouvez aussi cultiver dans votre jardin des plantes nématicides. Outre la tagetes minuta, vous pouvez aussi planter :

  • Planter dans son jardin la moutarde blanche

La moutarde blanche fait partie de la grande famille des Crucifères et se classe comme l’une des plantes nématicides. Elle tire ses origines de la Méditerranée. On l’adopte dans notre jardin pour sa pousse très rapide et bien entendu pour sa magnifique floraison.

Il est bien difficile de rester de glace face à ses ravissantes fleurs. Dans un pot ou planté en pleine terre, elle ne manque pas de relever le charme de votre jardin. Deux mois suffisent pour qu’elle atteigne une hauteur de 70 cm ou plus.

Par sa taille, cette belle plante fait sa loi dans le potager ou dans le verger. Elle ne passera certainement pas inaperçue dans votre jardin, potager ou encore sur votre terrasse.

  • Trois motifs pour cultiver cette plante dans le jardin

La moutarde blanche justifie amplement sa place dans tout jardin digne de ce nom. Ses multiples avantages font qu’on aime tant ce végétal. En plus d’être une excellente plante nématicide, la moutarde blanche peut aussi s’utiliser comme un couvert végétal.

Elle a la capacité d’améliorer la texture et la qualité du sol. Ce dernier permettra à votre terrain de donner de belles plantations. L’autre grande particularité de la moutarde blanche, c’est sa capacité à ingérer les nitrates. Elle évite leur propagation dans les profondeurs du sol et empêche par la même occasion la pollution des eaux souterraines.

Comme nous venons de le mentionner plus haut, la moutarde blanche est une excellente plante nématicide. Elle a le mérite d’inhiber de manière efficace la prolifération des nématodes.

Elle évite aussi le lessivage hivernal des éléments fertilisants et maintien votre sol loin de l’érosion, véritable fléau pour votre culture. De plus, elle assure une nette aération des sols, grâce à un fort apport en matière organique.

  • Comment semer et entretenir la moutarde blanche ?

Libre à vous de multiplier votre moutarde blanche par voie de semence. Vous pouvez vous y prendre de mars à mai et d’août à septembre. Le semis s’effectue la plupart du temps à la volée (2 g au m²), sur un sol quelconque mais griffé. Assurez-vous aussi qu’il soit bien frais. Pour assurer la pousse de votre plante, préférez une exposition au soleil. Remarquons que ce végétal supporte très bien aussi les ombres légères.

Conseils : les semis de printemps sont plus propices à la production de graines. Pour limiter l’apparition des mauvaises herbes et mettre en place un piège à nitrate efficace, il convient de procéder au semis à partir de la mi-août, dès que les planches du potager se libèrent.

Notons qu’une plante montée en graine de bonne heure se lignifie et met plus de temps pour se dégrader (dans le cas d’une utilisation comme engrais vert). Pour ce qui est de l’entretien, il se limite à quelques légers arrosages afin de maintenir la fraîcheur de la terre.

  • Embellir son extérieur avec le ricin

Le ricin a aussi la réputation d’être une excellente plante nématicide. Ce joli végétal nous arrive tout droit de l’Afrique orientale et du Moyen-Orient. Il se caractérise par son feuillage luxuriant et ses fruits épineux qui sont particulièrement décoratifs. Sa hauteur est comprise entre 1,5m et 3 m. Il est tout simplement parfait pour structurer et apporter plus de caractère à vos massifs.

En climat tempéré, on la plante comme une annuelle à croissance rapide. Le diamètre de la plante peut atteindre les 20 cm. Ses tiges robustes qui ressemblent à celles du bambou portent des feuilles palmées de couleur verte ou pourpre.

Cette tonalité dépend de la variété. De teinte rouge et jaune, ses fleurs discrètes sont groupées en épis serrés au bout des tiges et donnent de juillet à octobre des fruits sphériques et hérissés. Pour un petit rappel d’histoire, le ricin était autrefois utilisé pour ses graines toxiques contenant de la ricine, pour fabriquer du poison.

La plantation de ce végétal a le mérite d’être aisée. Quant à son entretien, c’est ce qu’il y a de plus facile. Le ricin fait partie dans la famille des Euphorbiacées. Cest une plante vivace à souche ligneuse devenant arbustive dans les pays chauds.

Ce végétal est dorénavant utilisé pour ses qualités ornementales. Ses belles fleurs ne manqueront d’apporter une pointe d’authenticité et d’originalité à votre extérieur. Soulignons que le ricin se plante en pleine terre ou en plantation isolée. Vous pouvez aussi l’installer en arrière-plan d’un massif de fleurs.

Dès lors que vous l’aurez intégré dans votre jardin, attendez-vous à une incroyable métamorphose. Le ricin est particulièrement esthétique. Les larges et grandes feuilles sont en forme de palme, brillantes. Leurs couleurs varient entre le vert cuivré et le rouge et ses nervures sont rouges ou blanches.

Les tiges de certaines espèces sont de teinte pourpre. Les capsules, apparaissant de juin à octobre, portent des épines souples, de coloris rouge vif ou rose. Elles ne manqueront d’embellir à juste titre l’ensemble de notre jardin.

  • Plantation du ricin

Pour germer, la graine de ricin doit d’abord être trempée dans de l’eau pendant 24 h. On la sème à l’intérieur durant le mois d’avril. Au bout d’un mois, on repique les plants contre un mur exposé au sud, et qui soit surtout bien abrité des vents dominants.

Afin de garantir la croissance de ce végétal, on vous conseille de planter votre ricin dans un sol riche en humus et suffisamment drainé. Si ce n’est pas le cas, plusieurs solutions s’offrent à vous. Dans les régions froides, la culture du ricin est possible sous serre ou sous véranda.

Le ricin est peu rustique. De surcroît, il montre une certaine sensibilité au froid. Pour le protéger, on vous conseille de ne pas couper ses tiges en automne. Recouvrez-le ensuite avec un paillage. Cette épaisse couche de copeaux permettra d’isoler le pied contenant les bourgeons germinatifs du ricin.

Le paillage laissera aussi la plante respirer, en cas de changement brutal de météo. Cela vous fait aussi économiser un arrosage sur deux. Durant la saison printanière, la taille du ricin n’est pas obligatoire. Réalisez-la si vous voulez redonner un aspect et une forme plus harmonieuse à l’arbuste de vos fleurs.

  • Maladies et nuisibles auxquels vous devez faire attention avec votre ricin

Le ricin est une plante vigoureuse et robuste. Il est peu sensible aux maladies et aux parasites de manière générale. En serre, les plants de ricin sont plus ou moins sensibles aux attaques des araignées rouges. Ces redoutables acariens sont de grands ennemis du jardin. En guise de traitement préventif, vous pouvez utiliser une décoction de prêles ou encore d’orties.

Pour une lutte biologique, introduisez dans votre jardin l’espèce Phytoselulus persimillis, un petit acarien qui se nourrit de l’araignée rouge à tous les stades de son développement. Ce destructeur de l’araignée rouge vous permettra de souffler des diverses attaques de celle-ci. Notons que le Phytoselulus persimillis meurt lorsqu’il n’y a plus de proies. Donc, introduisez-le dans votre jardin tant que l’infestation perdure.

Par ailleurs, il est parfois conseillé de faire une pulvérisation d’huile minérale sur la plante infestée. Ne vous attendez cependant pas à des miracles avec ce type de piégeage. Pour finir, brumisez doucement les feuilles de la plante avec de l’eau.

Pour connaître plus de traitements possibles, n’hésitez pas à solliciter les recommandations d’un professionnel œuvrant dans le domaine. Il ne manquera pas de vous donner des bonnes astuces pour le bon développement de vos plantes et pour enfin chasser les nématodes.

Note : l’usage des plantes nématicides dans votre jardin vous dispense l’achat des produits chimiques, qui peuvent être très nocifs pour l’ensemble de votre plantation. D’autant plus qu’elles sont plus économiques et plus écologiques que ces deuxièmes solutions.

  • Cultiver le radis fourrager dans son jardin

Le radis fourrager propose une floraison plus tardive que la moutarde blanche. Il est plus adapté aux semis précoces. Il est très facile à planter et est apprécié pour sa croissance relativement rapide. Si vous procédez à une rotation betteravière, les particularités contre les nématodes sont fortement mises en avant.

Le radis fourrager s’enfouit plus facilement qu’une moutarde développée car il est moins haut que cette autre plante. Certains pivots peuvent cependant repartir, même enfouis. Notons que le radis se prête mieux aux associations avec des légumes que la moutarde.

La gousse de cette plante décompacte et ameublie la terre. Ce qui est particulièrement efficace en terre lourde. Les sécrétions de ses racines détruisent les graines de rumex ou du petit-oseille. Aussi, elles désinfectent le sol grâce à ses composés soufrés.

La plante capte efficacement l’azote. La grande capacité de ce végétal à combattre les nématodes s’ajoute à ces atouts. Le seul bémol du radis fourrager est sa décomposition assez lente. Il faut le détruire plusieurs semaines avant la prochaine culture.

  • Utilisation de cette plante

Pour que cette plante se montre vraiment efficace contre les herbes envahissantes, pensez à la semer avant la mi-juillet. Dans l’absolu, ajoutez une bonne dose de compost ou de fumier avant le semis. Gardez à l’esprit que c’est dans une terre riche que ce végétal se développe bien et offre ses meilleurs atouts.

Pensez aussi à la détruire avant ou au début de la montée en graines. Au cas il aurait a été semé tôt, vous pouvez effectuer cette démarche en automne. Sinon, attendez le printemps suivant si votre plante n’a pas été détruite par un gel trop intense.

  • Des conseils pratiques pour réduire au maximum l’invasion des nématodes

A ce jour, on ne peut pas encore parler de traitement curatif efficace contre les nématodes. La meilleure chose à faire après une atteinte est de minimiser sa propagation. À ce propos, plus d’une solution s’offre à vous.

Commencez par supprimer les plantes atteintes avec leurs racines et brûlez-les. Après chaque intervention, désinfectez votre matériel. Cela vous évitera d’infecter vos autres cultures. Pour éloigner ces dernières de l’invasion des nématodes, on vous recommande de procéder à une rotation de vos plantes.

Conclusion

Tant par ses particularités que par sa tonalité, la tagetes minuta est une belle plante qu’on ne se refuserait point dans le jardin. Elle apporte finesse, unicité et originalité à un jardin qui au premier regard n’a rien d’exceptionnel.

Ce végétal a le mérite de s’associer facilement avec d’autres plantes. N’hésitez surtout pas à la marier avec d’autres cultures pour faire ressortir toute la beauté de votre jardin. Libre à vous de l’associer avec du ricin ou encore du radis fourrager.

Prenez conseil auprès d’un professionnel dans le domaine pour connaître toutes les combinaisons possibles avec la tagetes minuta.

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