Comment construire un poulailler ?

Même si l’on n’est pas un grand cuisinier, il est difficile de se passer d’œufs en cuisine. Quand on en consomme presque tous les jours, on se dit qu’il serait agréable et bien judicieux d’avoir de bons œufs frais à la maison. On ne peut pas avoir des œufs frais sans avoir des poules.

Adopter des poules implique aussi de construire un poulailler. Dans ce dossier, nous vous donnons des conseils pour construire votre poulailler afin d’accueillir celles qui vont vous donner des œufs frais.

Les avantages d’avoir des poules

Avoir des poules dans son jardin, c’est l’assurance d’avoir des œufs frais tous les jours. Vous pouvez les consommer avec l’esprit tranquille et léger, car vous connaissez les conditions dans lesquelles ont été élevés ces volatiles.

Pour une grande famille, le fait de ne pas avoir à acheter d’œufs lors des courses représente aussi des dizaines d’euros d’économies. Pensez également à vos enfants : avoir des poules dans le jardin, c’est ludique.

Les avantages de l’adoption de poules ne s’arrêtent pas là. Le saviez-vous ? Les poules contribuent également à la réduction de vos déchets ménagers. En effet, vous pouvez nourrir les poules avec les épluchures et les autres restes alimentaires.

Si on regarde plus loin, les poules aident à remplacer partiellement un composteur ou le compléter. Pour ceux qui ont un potager, les excréments peuvent être aussi utilisés en engrais.

Vous êtes maintenant convaincu de cette alternative ? Aménagez une petite place dans votre jardin pour accueillir celles qui vont vous donner des œufs frais.

Pour leur domicile, c’est-à-dire le poulailler, trois solutions existent :

L’acheter, ce qui va représenter une dépense à part l’achat des poules : n’ayez pas peur pour ce qui est du prix. Vous avez le choix entre les animaleries, les jardineries ou sur Internet et il y en a pour tous les budgets ;

Le concevoir de toute pièce, ce qui vous permettra d’avoir un poulailler dans le style de votre jardin, parfait pour vos gallinacés ;

Le concevoir en suivant un modèle.

Dans cet article, nous nous penchons plus sur cette dernière alternative, car c’est ce qui semble plus réalisable. Pour réussir à mettre sur pied votre poulailler, il ne faut pas pour autant être un grand bricoleur ou un grand menuisier.

Pas que pour les poules pondeuses

Les avantages cités ci-dessus sont relatifs aux poules pondeuses. Ces dernières sont de couleur grise ou blanche avec des tâches. Si vous décidez d’élever des poules pondeuses, vous pouvez prendre un coq.

Comparées aux poules d’ornement, elles sont moins jolies, mais vous avez des œufs. Quant aux poules d’ornement, comme leur nom l’indique, elles apportent une touche décorative, même dans un poulailler en extérieur.

Dans cette collection de poules d’ornement, il existe plusieurs espèces. Par exemple la poule de soie, la Bantam de Pékin, la hollandaise huppée, la Wyandotte, la Brama ou encore la Coucou de Rennes sont les plus connues.

Sachez qu’il y aussi l’Araucana qui est à la fois une poule pondeuse et une poule d’ornement par son allure élégante. Pour ce qui est du prix des poules d’ornement, comptez environ 25 euros de dépense par poussin.

Jusqu’ici on a seulement parlé de poules, mais vous vous demandez si vous avez besoin d’un coq dans votre poulailler. Si vous avez pris des poules pondeuses, rassurez-vous : un coq ne sera pas utile dans le processus de ponte.

L’idéal est d’avoir dans ses plats des œufs « clairs », autrement dit non fécondés par un coq. Par ailleurs, si vous achetez des poules d’ornement et que vous comptez agrandir la famille de volatiles, il est judicieux d’avoir un coq. Même si vous avez plusieurs poules d’ornements, un seul mâle suffit.

Avant la construction

Si vous n’avez jamais eu d’animaux à la maison, vous allez très vite comprendre que leur adoption ne s’improvise pas. Il faut une bonne préparation. La loi vous interdit cet élevage si vous n’avez pas de jardin. La législation sous-entend aussi que « qui dit poules, dit poulailler ». Vous ne pouvez pas les garder dans n’importe quel type d’habitat.

Sachez que la construction d’un poulailler est soumise à une réglementation. Comme pour toute autre construction, il existe certaines règles concernant sa taille. Si vous envisagez de faire un petit poulailler de moins de 5m², vous n’avez pas besoin de faire une demande auprès de votre commune.

Dans le cas contraire, si sa superficie fait entre 5 et 20m², vous devez faire une déclaration de travaux. Au-delà de 20m², autrement dit pour un grand poulailler, il faut demander un permis de construire.

Dans tous les cas, peu importe la superficie du futur domicile de vos poules, rendez-vous dans votre commune pour prendre connaissance des arrêtés municipaux relatifs à l’installation d’un poulailler. 

Ce que vous devez savoir sur les poules

Et oui, il ne faut pas non plus négliger cette prise de connaissance. On n’élève pas des animaux qu’on ne connaît pas. Sachez que les poules sont sociables et qu’elles ne supportent pas vraiment la solitude. Cela étant dit, vous ne pouvez pas vous permettre de ne prendre qu’une seule poule. Pour leur équilibre et leur bien-être, adoptez au moins deux poules.

Même si vous voulez vraiment investir dans un élevage de poules, une certaine limite sur le nombre doit être respectée. En tant que particulier, vous ne pouvez pas élever plus de 50 poules âgées de plus de 30 jours et vous ne pouvez pas non plus vendre des œufs. Avec 51 poules, on vous considère comme un éleveur professionnel et vous êtes obligé de déclarer votre activité.

Contrairement à ce que l’on peut croire, les poules sont assez bruyantes. Pour leur installation, vous devez donc prendre les précautions pour éviter les nuisances sonores et éventuellement olfactives pouvant déranger votre voisinage.

Les éléments indispensables d’un poulailler

Vous ne pouvez pas vous permettre de construire n’importe comment votre poulailler. Pour le bien-être des volatiles, il faut que sa conception suive certaines règles. Sachez qu’un poulailler doit comprendre la partie « habitation » et la partie « promenade », appellée aussi la volière.

Ces deux parties sont attenantes et ne font qu’un seul corps dans la construction. Pour faire simple, envisagez également de mettre en place la partie « habitation » et l’installer dans un enclos tout simplement.

  • L’espace habitation

C’est l’espace habitation qu’il faut améliorer pour cette construction. Pour celle-ci, prévoyez :

Une bonne isolation : pour la conception du poulailler, le bois est idéal. Il est facile à découper et a aussi cette capacité de protéger les gallinacés des grosses chaleurs d’été et du grand froid de l’hiver. Vous pouvez utiliser le bois pour les parois et aussi pour la toiture. Pour rester dans un esprit écologique, avoir recours aux palettes en bois recyclées est une belle idée. Cette partie habitation doit également être isolée du sol pour mettre les poules à l’abri de l’humidité. Notez également qu’il ne faut pas choisir au hasard l’emplacement du poulailler : il ne doit pas être en plein soleil et pas non plus en plein vent ;

Un abreuvoir et une mangeoire : ces éléments vous évitent de vous retrouver avec un poulailler très sale, que vous serez obligé de nettoyer tous les jours ;

Des pondoirs en hauteur : si vous n’avez pas un grand poulailler, vous n’êtes pas obligé de prévoir un pondoir par poule. Il est possible de compter un pondoir pour deux ou trois volatiles. Pour l’emplacement de celui-ci, préférez un endroit calme et sombre ;

Un perchoir en hauteur : les poules en ont besoin pour dormir ;

Une trappe composée d’une rampe ou d’une petite échelle : cet élément sert de point d’accès vers la partie « promenade » ;

Une ventilation : si certains éleveurs ont des soucis olfactifs par rapport à leur poulailler, c’est en partie à cause d’une mauvaise ventilation. Cette ventilation assure le renouvellement d’odeurs et évite les mauvaises odeurs. Il faut tout de même faire attention car les poules n’apprécient pas vraiment les courants d’air. Pour cette ventilation, vous pouvez tout simplement installer une ouverture grillagée sur le côté. Celle-ci peut être complétée par un volet qui sera bien utile en cas d’intempéries ;

Un bac de sable, de terre et de cendre : ceci n’est pas non plus obligatoire. Les poules adorent se rouler dans la poussière ; 

À ce stade, vous avez déjà une image du lieu d’habitation de vos poules. N’oubliez pas le point qui vous sert d’accès pour ramasser les œufs, pour nettoyer le poulailler et pour nourrir les volatiles.

  • La partie promenade

En fonction de l’espace que vous avez, vous avez deux options pour cette partie promenade :

Soit vous constituez une volière et vous l’accolez par la suite au poulailler ;

Soit vous créez un enclos pour placer la partie habitation.

Peu importe l’alternative que vous choisissez, l’idéal est d’avoir entre 1m2 et 2m2 d’espace de promenade par poule. Pour clôturer cet espace, utilisez un grillage à petites mailles : c’est plus sécuritaire pour vos gallinacés.

Le sol de cet espace promenade doit être en terre. Ceci permet aux poules de gratter le sol pour rechercher des vers et des insectes. Lors de la construction, il est également conseillé de créer un rempart dans le sol sous le pourtour du grillage pour protéger les volatiles des prédateurs. Si vous habitez à la campagne, ceci est presque obligatoire.

Si la partie promenade est attenante à la partie habitation, pour le confort de vos poules, vous pouvez envisager d’installer une toiture. Ainsi, elles sont toujours à l’abri et sont protégées des prédateurs qui peuvent s’introduire par-dessus.

Au cas où vous avez un grand enclos, pensez à mettre un grillage assez haut pour que les poules ne soient pas tentées de sauter pour s’échapper. Il est même conseillé d’installer un filet sur la partie supérieure.

Il est même possible de se lancer dans des conceptions qui sortent de l’ordinaire. Vous pouvez par exemple faire un poulailler en version triangulaire. Ce modèle est tout en longueur, ce qui convient à un petit jardin.

Si vous avez un grand jardin, vous pouvez faire un grand poulailler dans un style de cabanon, de maisonnette ou d’abri de jardin. Si vous passez chez les éleveurs professionnels, vous constatez que certains poulaillers comprennent des parties habitations sur plusieurs étages.

Pour l’emplacement du poulailler, n’oubliez pas de l’installer dans un endroit calme du jardin. Placez vos poules à l’abri du vent et des intempéries. Même si vous n’avez pas un grand budget pour cette adoption des volatiles, pensez à prendre au moins deux poules. Ces animaux ne supportent pas la solitude et l’isolement.

Avec au moins deux poules pondeuses, vous avez également la garantie d’avoir au moins un œuf frais tous les matins. Notez que la durée de vie d’une poule pondeuse est située entre 4 et 5ans et la fréquence de ponte est d’un œuf par jour.

Le nettoyage et l’entretien du poulailler

La santé de vos poules passe également par la propreté du poulailler. Vous devez trouver du temps pour le nettoyer et l’entretenir. Cela vous évite aussi les mauvaises odeurs et protège vos gallinacés des maladies relatives aux bactéries et aux parasites.

Pour ce qui est de la fréquence de nettoyage, ceci dépend du nombre de volatiles qui vivent dans le poulailler. Il est évident que si vous avez plusieurs poules, il faut multiplier les séances de nettoyage.

Si vous avez 6 à 8 poules, faites un nettoyage au moins une fois par semaine en hiver et deux fois par semaine en été. Pour ce nettoyage, ayez recours à des produits naturels comme le vinaigre blanc ou le savon noir.

Pour que votre poulailler en bois puisse tenir plusieurs années, il faut traiter le bois. Faites ce traitement au moins deux fois par an avec de l’huile de lin. Profitez de cette étape pour faire un grand nettoyage. Réalisez un nettoyage à haute pression et n’oubliez pas de gratter l’ensemble de l’habitation. Pour procéder, sortez les poules de l’enclos.

Bien prendre soin de ses poules

Voilà, votre poulailler est déjà en place et vos poules y sont déjà. Vous devez peaufiner leur habitation et aussi prendre des précautions pour éloigner les bêtes nuisibles à votre élevage. On ne parle pas ici des prédateurs mais plutôt des souris et des rats.

N’hésitez pas à renforcer la clôture qui délimite votre basse-cour et de votre jardin. Envisagez de plus l’usage de produits anti-nuisibles. Sur le marché, il y en a différents modèles et ceux-ci ne sont pas nocifs à vos poules.

Si le poulailler comprend un abreuvoir, ce n’est pas pour rien. Les poules ont besoin de boire régulièrement. Mettez à leur disposition de l’eau propre et surtout en grande quantité. Sachez que ces animaux peuvent souffrir de déshydratation, notamment si vous vivez dans une zone où il fait très chaud.

Pour ce qui est de leur nourriture, détrompez-vous : ces volatiles ne prennent pas que des graines de maïs. Rappelons que les poules sont omnivores, elles peuvent prendre des graines en plus des restes de vos repas. Elles se régalent avec des pâtes ou de la laitue, mais ne leur donnez pas de viande.

Pensez à faire un tour au poulailler tous les matins pour vérifier que tout va bien et pour renouveler la paille. Profitez-en également pour ramasser les œufs. Si vous n’y passez que tous les deux ou trois jours pour ramasser les œufs, il y a un risque qu’ils ne soient plus intacts ou que les poules les couvent. Dans la seconde option, n’espérez pas des poussins car les œufs n’ont pas été fécondés.

Comment savoir que les poules vont bien ?

Comme vous n’êtes pas un éleveur professionnel, si une de vos poules n’a pas donné d’œuf un matin, ce n’est pas qu’elle est malade. Rassurez-vous, plusieurs signes vous permettent de reconnaître l’état de santé de vos animaux.

Ils vont bien si :

Leur crête est jolie, ferme et prend une couleur rouge vif ;

Leurs yeux sont bien ronds et brillants ;

Les écailles au niveau des pattes sont lisses.

A la fin de l’été, il se peut que certaines de vos poules perdent leurs plumes. Ce n’est pas une maladie, mais elles font leur mue et d’ici quelques semaines, elles auront de nouvelles plumes.

Au cas où de nouvelles plumes n’apparaissent pas, c’est que vos gallinacés peuvent avoir un problème d’alopécie. Dans ce cas, il y a de quoi s’inquiéter et il est judicieux de faire appel à un vétérinaire.

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