Qu’est-ce que les Monocotylédones ?

Les Monocotylédones ! Vous en entendez souvent parler, mais les connaissez-vous réellement ?  Souvent, on s’arrête juste au simple fait qu’il s’agit de catégories de plantes qui n’ont qu’un seul cotylédon.

Mais, ses particularités, face aux Dicotylédones vont bien au-delà de cela. Pour ainsi mieux connaître les Monocotylédones, passons en revue ses spécificités. Puis, nous allons voir quelques exemples de plantes de cette catégorie.

Les propriétés des Monocotylédones

Comme leurs noms les sous-entendent clairement, les plantes monocotylédones se parent d’un seul cotylédon. Les Dicotylédones, elles, en ont deux. Rappelons que le cotylédon n’est rien d’autre que la première feuille primitive que les végétaux produisent sous leurs formes embryonnaires. Il s’agit du premier outil qui leur permet de recueillir la lumière du soleil et faire la photosynthèse. Ainsi, le cotylédon tient un rôle majeur dans la vie d’une plante.

La grande différence entre les Monocotylédones avec les Dicotylédones se situe au niveau des racines de la plante. Les Monocotylédones se caractérisent par leurs racines adventives. Elles naissent tous de la base même de la tige. Ceci fait, bien entendu, que leur système racinaire soit moins étendu et beaucoup plus étroit. Elles ont peu de profondeur et elles sont incapables de développer beaucoup de branches.

Outre cela, les monocotylédones se singularisent par leurs feuilles qui affichent des nervures visibles et parallèles. Leurs fleurs disposent souvent pour l’ensemble de trois sépales et trois pétales ainsi que trois carpelles. Notons que la tige ne croît pas en diamètre tout au long de la vie de la plante. Certaines d’entre elles sont arborescentes, à l’exception des palmiers chez lesquels le tronc conserve le même diamètre tout au long de son existence.

Des exemples de plantes monocotylédones

Dans la grande catégorie des Monocotylédones, on recense plusieurs plantes :

Le bananier

Les bananiers comptent plusieurs espèces qui sont pour la totalité tropicales. Ils sont, généralement, cultivés pour la production de bananes. Toutefois, certaines d’entre elles ont tout simplement un intérêt ornemental. Elles sont souvent plantées en serres dans les zones tempérées.

Le bananier trouve ses racines en Inde et dans les îles mélanésiennes du Pacifique. A travers les âges, il a su conquérir tous les continents du globe. Bien qu’on le retrouve dans tous les coins du monde, le climat chaud et humide est nettement plus favorable à sa culture.

Toutefois, certaines espèces peuvent très bien survivre à des climats tempérés. Saviez-vous que le bananier peut atteindre jusqu’à 15 mètres de haut et a cette particularité de se renouveler chaque année, après sa floraison. Cette dernière se produit, généralement au bout de son septième mois.

A votre aise, vous pouvez planter votre bananier dans un pot. Et en ce sens, on vous conseille de choisir une variété naine de bananiers. Cette dernière n’atteint habituellement qu’une hauteur comprise entre 1,5 m et 4 m. Elle peut venir magnifier votre intérieur, car elle peut très bien s’y cultiver.

Dans la catégorie des bananiers nains, on retrouve le bananier musa, le ladyfinger ainsi que le bananier nain chinois. À vous de trouver ce qui colle le mieux à vos attentes.

  • Culture du bananier

Pour une plantation en extérieur, cette monocotylédone se cultive souvent au printemps ou encore en été. Pour une bonne production, on vous conseille de miser sur un sol qui soit bien drainé. Pour une bonne fertilisation et fructification, il est chaudement recommandé de déposer des billes d’argile au pied du bananier.

Bien entendu, la pluralité des bananiers nains vous laisse la possibilité de faire une culture en pot. Et dans ce contexte, il vous faudra choisir un conteneur assez grand. Pour un excellent drainage de votre plantation, intégrez-y des billes d’argile, comme pour la culture en pleine terre. A la place, vous pouvez aussi utiliser de petits cailloux.

Pour votre bananier en bac, on vous conseille d’acquérir un pot comprise entre 15 à 20 cm de hauteur. Ceci va permettre à ses racines de bien s’épanouir. Un rempotage pour un plus grand pot doit être effectué tous les deux ou trois ans. Notez qu’au fil du temps, votre plante va gagner en volume. Pour ce changement de conteneur, assurez-vous toujours à ce que le sol soit bien drainé et légèrement acide.

  • Entretien du bananier en pot

Pour votre bananier en pot, il convient de l’installer dans un endroit recevant la lumière indirecte du soleil. Lors de la saison estivale, vous pouvez le placer à l’extérieur, et ce, à l’ombre des autres arbres. N’hésitez pas à tourner de façon régulière le pot. Cela permettra à tous les côtés du végétal de recevoir la lumière du soleil. Note : la température idéale pour faire pousser un bananier se situe entre 26 et 30°C

Pour ce genre de culture, la brumisation est essentielle. Bien entendu, un bon apport en eau est aussi un indispensable. Celui-ci doit être régulier. Il est capital de laisser sécher la surface du terreau avant d’arroser. En automne et aussi en hiver, réduisez les arrosages. Côté fertilisation, faites-le au moins chaque semaine en été ou au printemps. En automne et en hiver, par contre, fertilisez-le au moins une fois par mois, avec un engrais riche en potassium, en magnésium et aussi en azote. Cet apport va contribuer efficacement au développement de votre plantation.

Pour ce qui est du taillage, il est préconisé tous les 6 à 8 semaines si vous avez un bananier en pot. Tout au long de sa croissance, les surgeons vont commencer à pousser. Taillez-les tous de sorte à ne laisser qu’un seul surgeon. Et en ce sens, il vous faudra choisir le plus gros et le plus sain d’entre eux. Dès lors que votre bananier commence à fructifier, il convient alors de le retailler.

Le rosier

Le rosier s’insère aussi dans la sélection des plantes monocotylédones.

  • Type de rosiers

Au même titre que le bananier, le rosier peut très bien être cultivé en pot qu’en peine terre. Pour votre intérieur ou votre extérieur, vous avez le choix entre plusieurs formes de rosiers. Vous pouvez ainsi choisir pour un rosier grimpant. Connu aussi sous l’appellation rosier sarmenteux, cet arbuste se plante contre un mur, une clôture ou encore une rambarde. Il permet de couvrir une pergola pour plus de fraîcheur.

Vous pouvez aussi le faire grimper autour d’un vieil arbre mort. A votre gré, vous pouvez également choisir un rosier couvre-sol. D’une hauteur souvent compris entre 30 et 60 cm, ce genre de rosiers est, généralement, bien ramifié, et ce, dès sa base. Ses longs et retombants rameaux ont tendance à s’étaler et couvrir la surface où il se trouve. En magasin dédié, vous pouvez aussi trouver des rosiers buissons.

Comme leurs noms l’indiquent, ils forment un buisson et ils ne sont pas très hauts. Leur hauteur tourne souvent autour d’un mètre. On vous les recommande chaudement pour embellir vos massifs. Vous ne manquerez pas non plus de trouver des rosiers arbustifs. Ces arbustes s’utilisent souvent en fond de massif.

Ils n’ont pas besoin de support pour développer. Puis, on retrouve les rosiers pleureurs. On a ici à faire à des rosiers sarmenteux, greffés sur une tige. Finalement, il y a les rosiers miniatures. De petites tailles, ces plantes en mettent plein la vue. Ils sont moins vigoureux que leurs congénères. Vous pouvez très bien les cultiver dans un pot.

  • Plantation du rosier

Pour votre arbuste, on vous conseille un emplacement bénéficiant d’une bonne exposition au soleil. Esquivez les endroits avec une prise au vent. Si vous avez à faire à un terrain sablonneux, pensez à apporter du fumier et de l’humus lors de la préparation du sol. Cette dernière doit être réalisée pendant la période estivale. Chose d’autant plus à faire pour un sol vierge. Pour un terrain qui a, par contre, déjà été cultivé, il serait préférable de le préparer un mois à l’avance. La plantation est idéalement réalisée entre octobre et avril, en période hors gel bien entendu.

Le rosier affectionne particulièrement les sols profonds, fertiles, drainés et bien frais. D’ailleurs, il peut s’accommoder à la majorité des sols argileux ou sablonneux. Il peut résister jusqu’à une température de -20 C. Il ne demande aucune protection hivernale. Toutefois, dans les régions où le froid fait fureur, il serait tout de même préférable de pailler le pied en hiver.

Si vous comptez multiplier votre rosier, vous pouvez le faire par greffage ou par bouturage. Pour les rosiers botaniques, par contre, les semis de graines sont conseillés.

Côté floraison, les rosiers non remontants ne fleurissent qu’une seule fois et c’est souvent à la fin du printemps, de mai-juin. Les rosiers remontants, quant à eux, donnent leurs plus belles fleurs plusieurs fois au printemps à l’automne. Pour les plus florifères, la floraison est continue jusqu’aux premières gelées. Votre jardin restera ainsi bien joli pendant plusieurs mois.

  • Entretien du rosier

Puisque la plante n’est pas très exigeante, entretenir un rosier n’est pas très compliqué. Il vous suffit simplement d’adopter les bonnes pratiques. Tout au long du printemps, binez et taillez régulièrement afin d’éviter les mauvaises herbes.

Durant la saison sèche et aussi pendant l’été, arrosez votre rosier une fois par semaine de façon conséquente (environ 10L d’eau). Veillez, toutefois, à ne pas mouiller le feuillage. Cela vous évitera bien de maladies, dont l’oïdium. Pour que votre arbuste se présente toujours sous son meilleur jour, on vous conseille de le tailler chaque année.

Cette opération est indispensable pour éviter la pousse des rameaux d’églantine au pied de la plante. En automne, on supprime, généralement, les branches souples. Tandis qu’au printemps, on réduit les rameaux ligneux au tiers de leur longueur. Gardez à l’esprit qu’une coupe sévère favorise la sortie des autres bourgeons fleuris.

Lorsque la saison hivernale pointe le bout de son nez, pensez à protéger vos rosiers du froid. Bien que rustiques, ils sont plus sensibles aux températures basses qu’on ne le pense. Si le point de greffe a été bien enterré à la plantation, vos rosiers pourront passer l’hiver sans problème.

  • Maladies du rosier

Votre rosier peut être sujet à différentes sortes de maladies, donc restez vigilant. L’une des maladies qui peuvent mettre votre arbuste à mal, c’est l’oïdium. Il se montre souvent par des taches blanches sur les feuilles. En guise de traitement, on vous conseille de vaporiser le feuillage une fois par semaine. Poursuivez le traitement, et ce, jusqu’à disparition des symptômes.

Prêtez également attention aux signes de la chlorose. Cette dernière se manifeste souvent par un jaunissement des feuilles. Cette maladie provient souvent d’un excès de calcaire. Elle se traite en répandant de l’herbe coupée au pied de la plante. Certaines mesures de prévention sont aussi des essentielles pour mieux protéger votre plantation.

Vous pouvez, par exemple, planter à proximité de vos rosiers certaines plantes, dont le thym, la lavande, la sauge et la ciboulette pour préserver vos plants de toute invasion de parasites et aussi de maladies. A partir d’avril ou mai, n’hésitez pas à utiliser une décoction de prêle tous les 15 jours environ.

Il s’agit ici d’un traitement naturel très efficace. Outre la chlorose, il vous permettra d’éviter d’autres maladies telles que l’oïdium, ainsi que l’apparition de rouille et aussi de marsonia.

Orchidée

L’orchidée, voilà une plante monocotylédone qui saura magnifier votre extérieur. Cette superbe végétale est aussi connue sous l’appellation d’orchidée papillon pour la ressemblance de ses fleurs avec ce dernier.

  • Exposition idéale d’une orchidée

Pour une belle floraison de votre orchidée, on vous conseille de prêter une grande attention à son exposition. Notez que trop de soleil peut lui être fatal. Tandis qu’un manque de lumière lui empêcherait de bien fleurir. Veillez donc à trouver le juste milieu. Pour un excellent développement de votre rosier, on vous conseille une température comprise entre 18 et 21°C. Dans tous les cas, choisissez un endroit lumineux, mais sans soleil direct.

Pour l’espèce d’orchidée phalaenopsis, elle sera parfaitement à son aise en extérieur durant les mois d’été.

  • Arrosage de l’orchidée

L’orchidée demande un arrosage régulier. L’excès est, bien entendu, à bannir au risque de faire pourrir les racines de vos orchidées. Il convient donc de ne pas inonder la terre, et ce, tout en maintenant l’humidité dont elle a besoin. Aussi, veillez à ne jamais laisser l’eau stagner au fond du pot.

Pour un arrosage bien maîtrisé, on vous recommande d’y procéder une à deux fois par semaine au printemps. En automne, par contre, réduisez celui-ci à deux fois par mois. Vaporiser régulièrement de l’eau sur les feuilles et les racines, cela peut suffire comme arrosage. Si vous habitez dans une région trop calcaire, on vous conseille d’utiliser de l’eau de pluie ou l’eau minérale, car l’orchidée y est très sensible.

  • L’orchidée après la floraison

Une fois la floraison passée, la fleur de l’orchidée fane, généralement, après quelques semaines. Ne vous inquiétez surtout pas. Si elle a fleuri une fois, il y a toutes les chances qu’elle fleurisse de nouveau. Vous devez, cependant, attendre plusieurs semaines avant de voir refleurir votre plante.

Il subsiste une technique très efficace pour faire refleurir ses orchidées lorsqu’elles sont fanées. L’orchidée phalaenopsis peut refleurir après la première floraison, mais à condition de suivre à la lettre certaines conseils. A ce titre, pensez à couper la tige, dont les fleurs fanées au-dessus du 2e œil. Si, par contre, il s’agit d’une deuxième floraison, il serait donc, dans ce cas, préférable de couper courtement la tige sur laquelle les fleurs sont fanées.

  • Rempotage de l’orchidée

Comme bien de plantes en pot, le rempotage d’une orchidée est essentiel pour sa bonne croissance. Ne la laissez pas s’asphyxier dans son petit bac. Mais quel serait le meilleur moment pour remporter sa belle plante ? Changez le pot de votre orchidée tous les deux ou trois ans.

La tulipe

Dans la grande classification des Monocotylédones, on retrouve la tulipe. Passons en revue ses caractéristiques.

  • Particularités de la tulipe

La tulipe est une fleur à bulbe appartenant à la famille des Liliacées. Elle serait venue de l’Orient et plus précisément de la Turquie. On a ici à faire une plante bulbeuse, à tige solitaire qui orne bien des extérieurs, et ce, dès le début du printemps.

Lors de la saison estivale, elle peut arborer près d’une dizaine de couleurs. Ce qui fait d’elle l’une des plantes à bulbes les plus belles du monde. Votre jardin ne peut que se métamorphoser dès lors que vous l’aurez installé dedans.

La tulipe est une plante assez toxique. Elle contient des glucosides qui peuvent notamment provoquer des étourdissements, des douleurs abdominales et dans certains cas des convulsions. Il convient donc de ne pas l’ingérer, notamment par des jeunes enfants.

  • Plantation en terre de la tulipe

Les bulbes des tulipes, s’ils sont manipulés en grande quantité, peuvent également être irritants pour la peau. On vous conseille donc d’utiliser des gants lors de sa plantation.

Pour cette culture, il convient de la réaliser dans un sol sableux et qui soit bien drainé. On vous conseille vivement de planter aux alentours du mois d’octobre pour qu’elle puisse bénéficier des premiers rayons de soleil du printemps au début de sa floraison.

Pour sa mise en terre, il serait préférable d’enterrer les bulbes de deux à trois fois leur hauteur avec un peu de compost. Choisissez un endroit, profitant d’une bonne exposition du soleil. Un sol assez riche et pas trop humide est préconisé pour une plantation en hiver. Notez que les tulipes s’adaptent à tous les types de climats pour le grand bonheur de toutes les régions.

  • Plantation en pot du végétal

Si votre cœur se penche plus sur la culture en pot, laissez donc libre court à vos envies. Sachez que cette plante peut très bien se cultiver dans un conteneur. Et dans ce contexte, on vous conseille de choisir un pot en terre cuite et qui soit, bien entendu, plus adapté à sa culture. En ce faisant, les racines de vos plantes respireront bien mieux que dans un contenant en plastique.

Pour un drainage facilité de votre sol, il serait préférable d’installer au fond du pot un lit de billes d’argile ou encore de graviers

  • Entretien de la tulipe

Si vous n’avez pas beaucoup de temps pour vous occuper de votre jardin, la tulipe ne peut que vous faciliter la vie. Elle n’est pas du tout fragile. D’ailleurs, on l’apprécie pour sa grande résistance aux maladies et aussi à d’innombrables parasites. Accordez-lui juste un bon entretien et elle ne pourra que bien fleurir.

Dès lors que ses fleurs sont fanées, vous devez les couper afin d’éviter la formation des graines. Le feuillage doit être bien préservé, puisqu’il est indispensable au bulbe. Il permet à ce dernier de se reconstituer et de refleurir l’année suivante. Remarque : les tulipes doivent être renouvelées régulièrement.

Maladies et nuisibles de la tulipe Bien que très rustique et résistante, la tulipe est, néanmoins, sensible aux nématodes. Il s’agit des principaux ennemis de ce végétal. Ils détruisent les bulbes. Si votre plante est déjà infestée, il serait préférable de la détruire et de la brûler. Cela évitera une propagation dans l’ensemble de votre jardin.

Aussi, la tulipe se montre assez vulnérable face aux attaques des pucerons ainsi que celles des acariens de bulbe. Dans le cas où elle est déjà envahie par ses nuisibles, elle commence par se flétrir et des taches peuvent apparaitre sur les feuilles. Utilisez de l’ortie macérée pour en remédier.

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